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Glossaire

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A

Actifs. Les actifs sont des biens qui procurent un flux de services au fil du temps : un actif est un produit qui permet de conserver et de transférer de la valeur. Un actif financier est un actif qui procure un flux financier. Un actif réel est un actif qui procure un flux de services de consommation. Exemple d’actifs réels : biens immobiliers. Exemple d’actifs financiers : une obligation.

Actualisation. Méthode qui rend comparables deux flux de revenu ou d’utilité qui se produisent à des dates différentes.

Aléa moral (risque moral). Il se produit lorsque l’action entreprise par un agent opportuniste n’est pas directement observable par les autres agents et/ou n’est pas vérifiable par un tiers. L’aléa moral se produit lorsqu’il est impossible de déduire directement de la performance de l’agent (= le résultat de son action) son niveau d’investissement dans l’action (= l’effort fourni).

Anti-sélection. Configuration dans laquelle le fait que la caractéristique d’un bien (d’un service ou encore d’un facteur de production) est cachée à certains agents peut conduire au retrait des biens de bonne qualité du marché.

Arbitrage sans risque et condition de non arbitrage. En situation de certitude quant aux revenus futurs procurés par les différents actifs, à l’équilibre les taux de rendement de tous ces actifs doivent être égaux. Autrement dit, à l’équilibre, un agent de ce marché doit être indifférent entre la détention de ces différents actifs. En effet, si les taux de rendement d’actifs sûrs étaient différents, les agents procéderaient à des opérations d’arbitrage sans risque.

Asymétrie d’information. Configuration dans laquelle les hypothèses de la transparence ne sont pas vérifiées : les informations ne sont pas toutes disponibles, ET les agents ne sont pas égaux devant l’accès à l’information nécessaire à la prise de décision.

Axiome de rationalité. Si le panier 1 est révélé préféré au panier 2, alors le panier 2 ne peut pas être révélé préféré au panier 1. Un test de rationalité est celui de la cohérence des choix des individus.

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B

Backward induction. C’est le fait de trouver les stratégies optimales à chaque période en commençant par la toute dernière période et en remontant vers la première période.

Bénéfice marginal collectif. d’une action (par exemple valider une année d’études supplémentaire) est la somme du bénéfice marginal privé pour cet individu et du bénéfice pour la société de voir le niveau d’études s’améliorer.

Biais cognitif. L’expression désigne l’incapacité d’un agent économique à appréhender correctement le monde dans lequel il vit. Le biais cognitif se traduit notamment par la surestimation des petites probabilités et la sous-estimation des grandes probabilités.

Biens complémentaires. Ce sont des biens que l’agent préfère consommer ensemble.
Exemple : café et sucre ; chaussure gauche et chaussure droite. L’élasticité-prix croisée est négative.

Biens substituables. Ce sont des biens que l’agent est prêt à consommer séparément : il sera prêt à accroître sa consommation d’un des deux biens, même si cela l’oblige à consommer moins de l’autre bien. Exemple : thé et café. L’élasticité-prix croisée est positive.

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C

Causalité. La causalité de X vers Y est un mécanisme théorique particulier, un mécanisme identifié par la théorie économique qui fournit une relation qui détermine Y comme une fonction de X, et dont on souhaite souvent tester si cette fonction se vérifie empiriquement.

Causalité double. X cause Y, Y cause X (dans les deux sens).

Causalité inverse. Y cause X.

Causalités multiples. X cause Y, Z cause Y, Z cause X, Y cause X : tout est mélangé.

Choc exogène. C’est un événement qui est expliqué par des facteurs extérieurs au modèle. Ce choc est indépendant des variables du modèle, mais il induit une variation dans les données. Le choc exogène est « soudain » et « inattendu » pour les agents économiques.

Coin fiscal. Traduction de l’anglais tax wedge. Différence entre le salaire brut payé par l’employeur et le salaire net perçu par le salarié. Par extension, écart entre le prix payé par le consommateur et le prix reçu par le producteur introduit par un prélèvement fiscal. Ce prélèvement introduit un écart entre l’utilité marginale du consommateur et le coût marginal de production du producteur.

Concurrence imparfaite. Configuration du marché où une ou plusieurs hypothèses de la situation du marché en concurrence pure et parfaite ne sont pas vérifiées, notamment l’hypothèse de l’atomicité des acheteurs et des vendeurs.

Concurrence monopolistique. Forme de concurrence imparfaite où il existe un grand nombre d’offreurs, mais où chacun des offreurs produit un bien parfaitement différencié des autres biens. Chaque offreur a donc un contrôle total sur la production de son segment, mais partiel sur les prix puisque les consommateurs peuvent reporter leur consommation sur des biens proches devenus substituts.

Contrainte budgétaire. La contrainte budgétaire de l’agent est déterminée par son revenu et par le prix des biens qui constituent son panier de consommation. Elle indique l’horizon des dépenses que l’agent peut réaliser. Elle délimite donc l’espace budgétaire de l’agent, qui est l’ensemble des paniers de biens que l’agent peut acquérir compte tenu de son revenu et de leurs prix.

Contrainte de budget intertemporelle. La contrainte de budget intertemporelle est déterminée par les revenus de l’agent aux différentes périodes et par le taux d’intérêt. Elle délimite l’ensemble des paniers de consommation aux différentes périodes que l’agent peut choisir compte tenu de ses flux de revenus et du taux d’intérêt i .

Contrainte d’incitation. La contrainte d’incitation indique que le contrat incitatif doit mettre en place un système qui assure que le niveau d’effort choisi par l’agent sera le niveau d’effort désiré par le principal.

Contrainte de participation. La contrainte de participation indique que le contrat incitatif doit mettre en place un système qui est acceptable pour l’agent compte tenu de son coût d’opportunité et de son aversion au risque. Si la contrainte de participation n’est pas satisfaite, l’agent n’a pas intérêt à signer le contrat.

Contrefactuel. Le contrefactuel est la situation généralement non observée qui se serait produite en l’absence d’un phénomène particulier dont on cherche à mesurer l’impact causal. L’écart entre la situation observée, affectée par le phénomène en question, et le contrefactuel, est précisément l’impact causal.

Corrélation. La corrélation, statistiquement, est la part de la variation de la variable Y expliquée par la variation de la variable X. Cette corrélation peut résulter d’une simple coïncidence dans les données, ou de la juxtaposition de diverses causalités. La corrélation ne témoigne en rien d’un effet causal de X sur Y.

Courbe d’Engel. La courbe d’expansion du revenu pour un bien donné, dite courbe d’Engel, traduit la relation entre le revenu de l’agent et les quantités de ce bien que l’agent souhaite consommer pour chaque niveau de son revenu.

Courbe de demande individuelle et agrégée de biens ou de services. La courbe de demande individuelle d’un bien traduit la relation entre le prix de ce bien et la quantité du bien que l’agent est prêt à consommer à chaque niveau de prix. La courbe de demande agrégée d’un bien s’obtient en additionnant l’ensemble des demandes individuelles de ce bien pour chaque niveau de prix.

Courbes d’indifférence. Une courbe d’indifférence représente l’ensemble des paniers des biens entre lesquels l’agent est indifférent. Autrement dit, la courbe d’indifférence représente l’ensemble des paniers des biens qui procurent à l’agent un même niveau d’utilité U.

Courbe d’offre de l’entreprise individuelle et agrégée. La courbe d’offre de l’entreprise représente la quantité que l’entreprise est prête à produire pour chaque niveau de prix p. La courbe d’offre agrégée représente les quantités que l’ensemble des entreprises du secteur sont prêtes à produire pour chaque niveau de prix. La courbe d’offre agrégée correspond à la somme des courbes d’offre de chaque entreprise pour chaque niveau de prix.

Courbe d’offre de long terme. Si les entreprises présentes sur le marché font des profits à court terme, alors cela incite d’autres entreprises à entrer sur le marché. L’offre agrégée augmente à long terme ce qui conduit à la baisse des prix et à l’élimination progressive des profits jusqu’au point où l’entreprise marginale du secteur fait un profit nul.

Coût d’opportunité ou principe du « There’s no free lunch ». Chaque choix a un coût d’opportunité et résulte d’un arbitrage. Le coût d’opportunité est l’utilité maximale que l’agent pourrait obtenir en affectant le revenu qu’il a décidé d’affecter à une consommation donnée à d’autres usages. Autrement dit, le coût d’opportunité est la valeur de la meilleure décision non réalisée par l’agent suite à sa décision d’affecter ce revenu à une consommation donnée.

Coût marginal collectif d’une action (par exemple la production d’un bien polluant).

C’est la somme du coût marginal privé pour celui qui réalise l’action (par exemple le producteur) et du coût reporté sur les autres agents.

Coûts de production. Ce sont tous les coûts permettant de produire une quantité donné de produit. Les coûts fixes F sont les coûts qui ne dépendent pas de la quantité produite. Les coûts variables Cυ(Q) sont les coûts qui dépendent de la quantité produite. Le coût total CT est la somme des coûts fixes et des coûts variables, soit CT = F +Cυ(Q).Le coût marginal Cm est le supplément de coût lié à la production d’une unité supplémentaire du bien : Cm = ∂CT /Q = ∂Cυ /Q. Le coût moyen CM de production est égal au coût total divisé par le nombre d’unités produites, soit CM(Q) = CT (Q)/Q.

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D

Déplacement d’une courbe (offre ou demande). Il se produit lorsque le comportement des agents se modifie pour chaque couple (prix, quantités). Ainsi pour chaque niveau de prix, les quantités demandées (offertes) seront différentes des quantités demandées (offertes) initiales. Exemple : Les consommateurs bénéficient d’une prime à l’achat.

Pour chaque niveau de prix, leur demande sera supérieure à la demande initiale (= sans la prime à l’achat). La courbe de la demande se déplace vers la droite.

Déplacement le long d’une courbe. Il se produit lorsque le comportement des agents reste le même pour chaque couple (prix, quantités) alors qu’une caractéristique du marché se modifie. Le mouvement le long d’une courbe correspond à l’établissement d’un nouvel équilibre sur le marché suite à la modification d’une caractéristique de fonctionnement du marché. Le mouvement le long d’une courbe se produit notamment lors du déplacement de l’autre courbe lorsque l’équilibre est décrit par l’intersection de ces deux courbes.

Duopole. Configuration de marché dans laquelle deux entreprises se partagent un marché en produisant un bien homogène.

Élasticité. Il s’agit d’une mesure de la réactivité d’une quantité donnée à une autre quantité. L’élasticité (ε) de Q par rapport à p mesure la variation en pourcentage d’une certaine quantité Q lorsque p augmente de 1 %, soit :

ε = (ΔQ/Q) / ( Δp/p) ou ε = (∂Q/p) × (p/Q)

Lorsque l’élasticité est supérieure à 1 en valeur absolue, on dit que la quantité (qui peut être une offre ou une demande) est élastique. Lorsque l’élasticité est inférieure à 1 en valeur absolue, on dit que l’offre (la demande) est inélastique.

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E

Élasticité-prix. Elle mesure la variation en pourcentage des quantités demandées d’un bien lorsque son prix varie positivement de 1 %. Lorsque l’élasticité est égale à 1 en valeur absolue, on dit que l’offre (la demande) a une élasticité-prix unitaire. Si l’élasticité-prix est négative, le bien est ordinaire. Si elle est positive, c’est un bien de Giffen.

Élasticité-prix croisée. Elle mesure la variation en pourcentage des quantités demandées d’un bien (1) lorsque le prix d’un autre bien (2) varie positivement de 1 %.

Élasticité-revenu. Elle mesure la variation en pourcentage des quantités demandées d’un bien lorsque le revenu de l’agent augmente de 1 %. Si l’élasticité-revenu est positive, le bien est un bien normal. Si l’élasticité-revenu est positive et supérieure à 1, le bien est un bien de luxe. Si l’élasticité-revenu est positive et inférieure à 1, le bien est un bien de nécessité. Si l’élasticité-revenu est négative, le bien est un bien inférieur.

Équilibre de Nash. Situation telle qu’aucun agent n’a intérêt individuellement de changer de stratégie sachant la stratégie d’équilibre de l’autre agent. L’équilibre de Nash implique donc la cohérence mutuelle des stratégies optimales de chacun des agents.

Équilibre non séparateur (pooling equilibrium). Il correspond à la situation dans laquelle le signal choisi par les agents hétérogènes afin de faire part d’une information qu’ils sont seuls à détenir ne permet pas de les partager en groupes homogènes.

Équilibre séparateur. Un équilibre parfaitement séparateur correspond à la situation dans laquelle le signal choisi par les agents afin de faire part d’une information qu’ils sont seuls à détenir partage parfaitement les agents hétérogènes en groupes homogènes. Aussi, le signal est efficace : il rétablit une situation d’information symétrique sur le marché ce qui améliore son efficacité allocative.

Équivalent certain de la « loterie ». c’est le revenu certain qui rend l’agent indifférent entre la participation à la « loterie » et la perception de ce revenu certain.

Expériences aléatoires. La construction du groupe de traitement et du groupe de contrôle se fait par un protocole où, si la participation à l’expérience est volontaire, l’allocation des individus dans chaque groupe est aléatoire.

Expériences naturelles. Cette méthode consiste en l’identification d’un groupe de contrôle et d’un groupe test suite à un choc exogène qui produit une variation substantielle dans les données. Le groupe « test » est celui qui a subi l’événement alors que le groupe de contrôle est un groupe qui a été épargné par l’événement. Le comportement des deux groupes en amont de l’événement est comparé afin de s’assurer de la similarité des deux groupes.

Externalité. Situation où le comportement d’un agent impacte l’environnement (utilité, profits) d’un ou plusieurs autres agents voire de la collectivité entière. L’externalité est négative lorsque cet impact est négatif, positif autrement.

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F

Facteurs manquants. Ce sont des variables Z non incluses dans la régression et qui pourtant ont un effet causal sur Y. L’omission de ces facteurs explicatifs supplémentaires peut renforcer la corrélation entre X et Y, sans toutefois qu’il y ait un lien de causalité particulière entre X et Y.

Fonction de production. Elle indique la quantité maximale de biens que l’entreprise peut produire avec une combinaison d’inputs donnée.

Fonction d’utilité intertemporelle. L’utilité intertemporelle de l’agent dépend de sa consommation à diverses périodes, chaque période étant escomptée par un taux d’escompte psychologique β ≤ 1. Si on définit par υ(Ct) l’utilité instantanée (ou félicité) de l’agent qui consomme Ct , la fonction d’utilité intertemporelle s’écrit à la date t :

Ut = υ(Ct) + βυ(Ct+1) + β2υ(Ct+2) + ···

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G

Groupe de contrôle. Groupe d’observations (régions, individus) similaire au groupe de traitement mais n’ayant pas été soumis à la mesure ou au changement testé.

Groupe de traitement ou groupe test. Groupe d’observations (régions, individus) soumis à une mesure ou à un changement dont on souhaite identifier l’effet causal.

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I

Incertitude. Situation dans laquelle on ne peut pas probabiliser les différents événements. L’agent peut ramener la situation d’incertitude à une situation de risque en donnant des probabilités subjectives à chaque événement pouvant se produire.

Incertitude radicale. Situation dans laquelle les états de la nature ne peuvent pas être probabilisés et dans laquelle l’agent ne peut pas décrire les états de la nature possibles.

Incohérence temporelle. C’est la situation dans laquelle l’individu choisit à une date t ses actions futures, mais lorsque vient le temps de réaliser ce programme (en t+1), l’individu change d’avis et modifie le programme initial.

Interaction stratégique. Elle peut être définie comme la prise en compte de la meilleure stratégie des autres agents en réponse à sa propre décision.

Isocoût. Ensemble de combinaisons des facteurs de production qui maintiennent le coût de production constant.

Isoquante. Ensemble de combinaisons des facteurs de production qui permettent d’atteindre un même niveau de production.

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J

Jeu. Situation dans laquelle deux agents ou plus poursuivent leur intérêt et dans laquelle chaque agent est amené à tenir compte de l’interaction stratégique avec les autres agents dans le cadre de sa prise de décision.

Jeux à somme nulle. Jeux dont la somme des payoffs  sera constante et après normalisation égale à 0. Le contraire est un jeu à somme variable, qui peut être positive ou négative.

Jeux de coopération. Jeux à somme non nulle où, si les deux agents choisissent la stratégie de coopération, ils maximisent le gain collectif.

Jeux de coordination. Jeux à somme variable, dont les deux joueurs ont intérêt à se coordonner afin de maximiser leurs gains. Les jeux de coordination se distinguent des jeux dits de coopération par le fait qu’il y a nécessairement plusieurs équilibres de coordination possibles et qu’il faut trouver celui sur lequel se coordonner.

Jeux répétés. Jeux tels que les joueurs jouent plusieurs manches en retenant à chaque étape successive du jeu le résultat des manches précédents.

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L

Leader de Stackelberg. Agent qui, dans une situation de jeu, annonce sa stratégie et déclare qu’il n’en déviera pas quelle que soit la stratégie choisie par les autres joueurs. First-mover dans un jeu séquentiel.

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M

Mark-up (la marge). Cela correspond à la différence entre le prix fixé par le monopole/oligopole et son coût marginal. On l’exprime parfois sous la forme d’un taux de marge log(p/Cm).

Matrice d’un jeu. Matrice dont les lignes et les colonnes représentent les stratégies des deux agents d’un jeu, et dont les cases sont constituées des payoffs des stratégies des agents.

Méthode diff-in-diff (différence-en-différences). On compare l’évolution d’un certain omportement du groupe « test » à l’évolution du même comportement au cours de a même période du groupe « de contrôle ». On conclut sur l’impact de la mesure de politique économique en comparant la différence dans le comportement du groupe test sur la période de référence à la différence du comportement du groupe de contrôle sur la même période : c’est la différence de la différence.

Méthodes instrumentales. Elles consistent en l’identification d’une variable Z corrélée avec la variable explicative (X) et non corrélée avec le résidu de la variable expliquée (Y) de manière à résoudre le problème de l’endogénéité de X et Y (l’endogénéité = causalité double entre X et Y). La corrélation entre la variable expliquée (Y) et l’instrument (Z) a alors valeur de causalité.

Monopole. Configuration du marché où il existe un seul offreur du bien (du service). Un monopole pur est un monopole qui vend toute sa production q à un prix unique p à l’ensemble des consommateurs. Un monopole discriminant est un monopole qui pratique des prix différenciés selon le type de consommateur auquel il vend le bien (le service). Un monopole parfaitement discriminant est un monopole qui vend le bien (le service) à chaque consommateur au prix maximum que ce consommateur est disposé à payer.

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O

Oligopole. Configuration du marché dans laquelle un petit nombre d’offreurs produisent un bien (un service) parfaitement homogène. Dans le cadre de l’oligopole de Cournot, les entreprises déterminent la quantité à produire qui maximise leur profit, en prenant les quantités produites par les autres entreprises de la branche comme une donnée. Dans l’oligopole de Bertrand, les entreprises se font concurrence en prix.

Optimisation des choix sous contrainte. En information parfaite, le principe de l’optimisation des choix sous contrainte stipule que si on connaît toutes les conséquences et tous les coûts de chaque choix, on choisit la meilleure solution selon la fonction objectif (fonction d’utilité ou de profit) de l’agent. En information imparfaite, ce principe stipule que si on ne connaît pas toutes les conséquences de nos décisions, on probabilise et on choisit la meilleure solution compte tenu des probabilités.

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P

Pareto-amélioration. Mécanisme qui conduit à l’augmentation du bien-être de certains agents sans pour autant provoquer la diminution du bien-être d’un autre agent, quel qu’il soit.

Pareto-efficacité. Situation atteinte s’il n’existe pas de mécanisme Pareto-améliorant.

Perte sèche. Voir Triangle d’Harberger.

Préférences. Abstraction par laquelle on représente la capacité d’un agent à ordonner l’ensemble des allocations imaginables. Les préférences du consommateur permettent d’ordonner les paniers de consommation, disponibles comme non disponibles.

Prime de risque. C’est le prix du risque. Dans une loterie, elle correspond à la différence entre le revenu espéré de la « loterie » et le revenu certain qui rend l’agent indifférent à la participation à la « loterie ».

Principal/agent. Le principal est l’individu (ou l’entité) qui veut faire faire quelque chose à l’agent (= généralement le principal veut que l’agent réalise un travail), le détenteur du moyen de production par exemple et qui ne dispose pas de toute l’information.

L’agent est l’individu (ou l’entité) qui doit faire l’action et qui dispose de l’information.

Le principal est celui qui détient le pouvoir de négociation et qui ne dispose pas de toute l’information, alors que l’agent est celui qui détient une information, mais qui n’a pas de pouvoir de négociation.

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R

Raisonnement à la marge ou «Tout est à la marge». Les agents réagissent aux incitations à la marge. Dans le cadre d’une décision de consommation, ce principe indique que l’individu compare le coût supplémentaire à l’utilité supplémentaire de chaque nouvelle unité consommée et consomme jusqu’à l’égalisation du coût marginal et de l’utilité marginale que lui procure la consommation d’une unité supplémentaire d’un bien donné.

Raisonnement à rebours ou raisonnement par induction. Voir backward induction.

Rationalité. Propriété selon laquelle l’agent effectue ses choix de façon à choisir la meilleure solution compte tenu de l’ensemble des possibilités. Le concept de rationalité est lié au concept de la cohérence des choix de l’agent : placé dans les mêmes conditions, il referait le même choix. Si l’individu est rationnel, la cohérence des choix est également préservée dans le cadre d’une séquence temporelle (un plan de décisions consécutives).

Risque. Situation dans laquelle on peut probabiliser les événements qui peuvent avoir lieu. On peut donc prendre des décisions rationnelles en tenant compte des probabilités de chaque événement.

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S

Seuil de rentabilité. Niveau de production défini comme le seuil en-deçà duquel l’entreprise n’amortit pas ses coûts fixes et fait des pertes. Au-delà de ce seuil, elle réalise des profits positifs. Il correspond au point d’intersection entre la courbe de coût marginal et la courbe de coût moyen.

Signaux. Lorsque le marché est caractérisé par des asymétries d’information, les agents qui bénéficient d’un avantage informationnel (= les offreurs) peuvent chercher à adresser des signaux aux agents qui sont caractérisés par un désavantage informationnel (= les demandeurs) afin de leur signaler la qualité réelle de leur bien (service).Afin qu’un signal soit crédible, il faut qu’il soit coûteux pour l’offreur.

Stratégie. C’est une action entreprise par l’un des joueurs quelle que soit l’action de l’autre joueur (des autres joueurs). Une stratégie dominante pour le joueur X est une stratégie telle que pour toute action de l’autre joueur (des autres joueurs), cette stratégie maximise le gain du joueur X. Une stratégie pure est le choix par le joueur d’une stratégie déterministe. Une stratégie mixte correspond au choix par le joueur d’une stratégie aléatoire parmi plusieurs stratégies pures, choisies aléatoirement avec des probabilités qu’il choisit.

Surplus collectif. Somme des surplus de tous les consommateurs et de tous les producteurs. C’est une mesure de l’efficacité du marché à travers la mesure du bénéfice retiré par les agents du fonctionnement du marché.

Surplus du consommateur. Différence entre le prix maximum qu’il était disposé à payer pour le bien x, c’est-à-dire son utilité marginale, et le prix p payé pour ce bien, soit Um(x) − p(x).

Surplus du producteur. Différence entre le coût marginal de la production du bien x et le prix p auquel il l’a vendu, soit p(x) − Cm(x).

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T

Taux d’intérêt. C’est le taux auquel le marché permet à l’agent de substituer la consommation d’aujourd’hui à la consommation de demain et inversement.

Taux marginal de substitution (TMS). Le TMS entre deux biens est la valeur absolue de la pente de la courbe d’indifférence en un point. Il traduit la quantité d’un bien que l’agent est prêt à sacrifier pour obtenir une unité de plus de l’autre bien, tout en restant au même niveau de satisfaction U.

Taux marginal de substitution technique (TMST). Le TMST (on dit aussi taux marginal de transformation) entre deux facteurs de production est la valeur absolue de la pente d’une isoquante représentée dans le plan de ces deux facteurs.

Théorèmes du bien-être. Le premier théorème du bien-être énonce que, sous des conditions très générales concernant les préférences et la technologie, et pour toute dotation initiale il existe un équilibre de marché en concurrence pure et parfaite et que cet équilibre est un optimum de Pareto dans l’espace de répartition des biens. (Arrow et Debreu). Il n’y a plus de gains à l’échange dans cet équilibre. Le second théorème du bien-être énonce que sous des conditions un peu plus restrictives (en substance, on doit éliminer les non-convexités des agents et des technologies de production), on trouvera toujours un système de prix pour lequel tous les optima de Pareto sont atteignables par un équilibre de marché et un système de dotations initiales.

Triangle d’Harberger = perte sèche. Perte de surplus collectif due à une distorsion sur les prix ou à une concurrence imparfaite.

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U

Utilité espérée. L’utilité espérée U e de l’agent en situation de risque est calculée en pondérant l’utilité que l’agent retirerait dans chaque état de la nature par les probabilités respectives des états de nature possibles. On parle aussi des préférences de von Neumann-Morgenstern.

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V

Valeur actualisée. C’est la valeur du flux de demain ramenée à sa valeur d’aujourd’hui en divisant par 1 + i i est le taux d’actualisation retenu, exprimé en pour cent.

Valeur future. C’est la valeur du flux d’aujourd’hui ramenée à sa valeur de demain en multipliant par 1 + i i est le taux d’actualisation retenu, exprimé en pour cent.

Variable endogène. C’est une variable dont le comportement est déterminé au sein du modèle. On dit que c’est la variable « expliquée » par le modèle.

Variable exogène. C’est une variable dont le comportement n’est pas déterminé par le modèle. Le comportement de la variable exogène est déterminé par des facteurs qui sont extérieurs au mécanisme causal que nous cherchons à identifier à travers le modèle. La variable exogène est dite « variable explicative » : elle explique le comportement d’une autre variable, mais elle est elle-même indépendante des autres variables du modèle.

Vision cardinale de l’utilité. La vision cardinale de l’utilité suppose qu’il est possible de quantifier le niveau de satisfaction atteint par l’agent. Dans la vision cardinale de l’utilité, l’échelle choisie pour exprimer le niveau d’utilité n’est pas neutre.

Vision ordinale de l’utilité. La vision ordinale de l’utilité suppose qu’il n’est pas possible de quantifier le niveau de satisfaction atteint par l’agent. En revanche, il est possible d’ordonner les paniers selon son ordre de préférences. Les nombres que l’on pourrait associer à chaque courbe d’indifférence n’auront donc pas de signification autre que celle de l’ordre de préférences : l’agent préfère 3 à 2 et 10 à 3, mais on ne peut pas dire qu’il a atteint une satisfaction de 3 ou une satisfaction de 10 ; on ne peut pas non plus dire que sa satisfaction a augmenté de 1, puis de 7.

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